Traumatisme psychologique

Gérer un traumatisme psychologique

 

Le traumatisme psychologique est d’après la dernière classification DSM appelé Trouble de stress post-traumatique (TSPT). Ce trouble fait partie de la catégorie des troubles anxieux. Par ailleurs, il est courant de parler d’État de stress post-traumatique (ESPT), de Syndrome psychotraumatique ou simplement de traumatisme psychologique ou psychique…

 

Quand est-on atteint de TSPT ?

 

Pour être atteint d’un traumatisme psychologique ou TSPT il faut généralement avoir été confronté à un évènement plaçant brutalement face à l’éventualité de sa propre mort ou de celle de quelqu’un autre. L’autre modalité est d’être confronté à l’éventualité de perdre son intégrité physique, psychique ou bien d’être le témoin d’une scène ou un tiers pourrait perdre son intégrité physique ou psychique.

 

Dans les faits, il s’agit de situations dans lesquelles une personne perd complètement le contrôle de ce qui arrive en étant soudainement, brutalement confronté à quelque chose d’impensable et d’irreprésentable. Ces situations peuvent arriver dans des accidents, des actes de délinquance avec violence comme les braquages, les viols. Les militaires, les secouristes sont plus souvent exposés à ce risque que les autres fractions de la population.

 

Gérer un traumatisme psychologique

 

Qu’est-ce que la confrontation à la mort ou à la perte de son intégrité physique ou psychique ?

 

Ressentir l’éventualité de la mort peut arriver en voyant soudainement un cadavre ou des morceaux de corps par exemple. Les agressions sexuelles comme le viol réduisent souvent leur victime à un état d’objet. Psychologiquement, cela se traduit par la perte de son intégrité physique ou psychique. Un traumatisme peut aussi se produire au décours d’événement moins dramatique d’un point de vue extérieur. Mais pour des raisons qui sont propres à la personne et à l’instant, l’évènement prend tout de même un caractère traumatique. Les personnes peuvent ne pas avoir conscience du traumatisme sur le coup et ce n’est qu’après coup, parfois après plusieurs semaines ou mois que les symptômes traumatiques apparaitront. On parle alors de période de latence, d’incubation. Dans toutes les situations, les symptômes du TSPT sont très caractéristiques.

 

Quels sont les principaux symptômes du TSPT ?

 

D’une façon non exhaustive, on observera :

 

Un syndrome de répétition fait de souvenirs répétitifs, envahissants du ou des évènements traumatiques. Ces souvenirs provoquent un sentiment de détresse important. Des rêves ou des cauchemars répétitifs liés à l’évènement traumatique sont fréquemment rapportés. Le syndrome de répétition n’est pas un simple souvenir revécu en boucle. C’est tout ou partie de l’évènement qui est revécu dans ses modalités sensorielles et émotionnelles… C’est-à-dire que la personne revit vraiment la scène en boucle « comme si elle y était » à travers les éléments qui l’ont le plus marquée, souvenirs, sensations physiques, émotions… Cela rend le « souvenir » très vivace d’où le terme de reviviscence psychotraumatique. Il est fréquent par exemple qu’une personne agressée ressente pendant des années l’odeur du lieu, l’odeur du parfum ou de sueur de son agresseur. Les émotions rapportées sont fréquemment la colère (la rage même…), la frayeur, le dégout. Ce type de phénomène peut être très invalidant en faisant irruption en boucle dans la vie quotidienne sans que la personne ne puisse contrôler leur survenue.

 

Des réactions dissociatives péritraumatiques dans lesquelles l’état de conscience de la personne se modifie. Les personnes ont le sentiment d’être là sans être là, d’être ailleurs, différentes, bizarres… On parle alors de déréalisation, c’est-à-dire que la réalité n’est plus perçue de la même façon qu’avant le traumatisme. On parle aussi de dépersonnalisation lorsque la personne a l’impression d’être différente, de ne plus être la même qu’avant.

 

Des troubles neurovégétatifs faits d’hyper vigilance, d’un état de qui-vive, de réactions de sursaut sont souvent présents. En fait on peut avoir l’impression que la personne guette en permanence l’irruption d’un nouveau trauma…

 

Des réactions physiologiques fortes et anormales comme la bouche sèche, des migraines, la sensation d’avoir les jambes coupées, des vertiges, de la fatigue sont présentes et très invalidantes…

 

Des réactions d’évitement faites d’efforts pour éviter de penser à l’événement sont caractéristiques. Plus généralement, tout ce qui rappelle la situation traumatique de près ou de loin peut être évité. Cette réaction d’évitement va sérieusement compliquer le quotidien de la personne qui cherchera à éviter les lieux, les personnes ou toutes les situations rappelant la scène traumatique. De plus la réaction d’évitement renforce le traumatisme.

 

Que la personne en ait conscience ou pas, il est fréquent que son discours marque un avant et un après l’événement traumatique. Un trauma infléchit souvent le cours d’une existence… Après le trauma il faut se reconstruire.

 

Il est fréquent d’observer en plus des symptômes traumatiques de la dépression, de l’anxiété, des troubles somatiques. Ces derniers peuvent être très variés.

 

Les classifications internationales DSM et CIM retiennent deux formes de traumatisme, l’aigu et la chronique.

 

Comment gérer un traumatisme psychologique

 

Que faire face à un trauma ?

 

Les thérapies dites centrées sur le trauma sont recommandées par l’OMS et la HAS. Ces psychothérapies sont en première intention l’EMDR ou d’autre forme de TCC. Il est fréquent d’avoir recours à un traitement biologique (hypnotiques, antidépresseurs, anxiolytiques, neuroleptiques) en plus de la psychothérapie, au moins durant les phases les plus difficiles.

 

Comment vais-je vous aider ?

 

En vous proposant une psychothérapie centrée sur le trauma comme l’EMDR dès que cela sera possible. Ce type d’approche est recommandée par les autorités de santé.

 

 

 

 

Liens amis

 

Description d’une psychothérapie type préconisée par la HAS en P17 du guide à télécharger ici.

 

EMDR France

 

France Victimes, l’ancien INAVEM

 

 

Bibliographie

 

 

Pour les patients ou pour les proches de personnes ayant vécues un traumatisme

 

couverture livre revivre après un choc Aurore Sabouraud Seguin

Un livre grand public afin d’expliquer ce qu’il peut se passer dans la tête d’une personne ayant subi un traumatisme.

 

 

Pour les professionnels

 

 

couverture livre traumatismes psychiques Louis crocq

Un ouvrage dont les auteurs utilisent une modélisation de type psychodynamique. Hormis l’EMDR, il n’y a pas de technique TCC de présentée ici.

Catégorie
Troubles